31/12/2004

Pire, grave ou erreur d'appréciation. Ca vaut peut-être la peine de se répéter

VB. Ces deux lettres contiennent la négation même de notre identité, et de notre liberté, que nous revendiquons et dont nous profitons quotidiennement.  La facilité avec laquelle ce groupe à pu prendre une décision qui, je le constate s’est de fait imposé sans rencontrer la moindre résistance, me consterne. Je m’explique. Condamné pour racisme par un arrêt de la Cour d’appel de Gand, lequel est confirmé après pourvoi par la Cour de Cassation (la plus haute instance judiciaire de notre Etat de droit, faut-il le rappeler), les dirigeants du parti incriminé décident aussitôt d’un changement de nom. Une fuite en avant pour se défaire d’un symbole de culpabilité qui fait du plus mauvais genre. Non pas qu’une telle condamnation eut un quelconque impact sur les futurs résultats éléctoraux (que nous devons craindre), l’électeur lambda marqué VB n’ayant sans doute pas la raison nécessaire pour apprécier la légitimité de cette décision et en conséquence, modestement reconnaître sa méprise, mais symbole de culpabilité qui exclu intrinsèquement toute possibilité de coalition avec un (des) autre(s) groupe(s) politique(s). En langage courant, le VB se transforme en VB non pas pour consolider son électorat (que la décision rendue par le pouvoir judiciaire, paradoxalement, n’aura sans doute fait que renforcer) mais bien pour apparaître comme fréquentable aux yeux des autres partis et rendre ainsi une hypothétique (mais malheureusement de plus en plus probable) alliance commercialement acceptable pour une plus large frange de l’électorat Flamand. L'aisance avec laquelle le tristement célèbre groupement néo-fasciste a su imposer sa volonté à tous n’est pas anodine. Comment prétendre combattre si l’on obéi au moindre de ses diktats ? « Dorénavant, appelez moi vlaams belang ! »  «  Oui maître »  ont humblement répondu , sans hargne ni fierté la presse et la classe politique belge. Et il ne s'agit pas la d'intelligence où de stratégie, mais de faiblesse et d'indécision. D’ici peu, le terme vlaams blok aura disparu définitivement du vocabulaire commun. Vlaams blok, vestige d'une époque passée et indigne, soit-disant révolue ?


Le début de la résistance qu’il est impératif d’organiser ne commence-t-il pas la ?  Ni l'hésitation ni l’ergotage ne sont aujourd'hui des stratégies possibles. Continuons de les appeler par leur nom, le Vlaams Blok, lequel est un concept bien ancré dans l’inconscient collectif, et qui rappellera quotidiennement aux partisans de cette macabre organisation que non, nous n’accepterons ni décision, ni compromis, ni soumission. Montrons leur ainsi que leurs tentatives de nous influencer, amadouer, soumettre ou  séduire sont vouées à l'échec. Quel signal leur faisons nous parvenir en obéissant de la sorte ? 

 

Il me semble urgent qu’un sursaut de conscience collective survienne, sous peine de réaliser par la manière dure que ce n’est qu’un début (hormis le fait qu’il dispose déjà d’un pouvoir considérable en Flandre,  même s’il ne dispose pas d’une majorité parlementaire, et aucun de ses representant n'étant présent dans le gouvernement, mais c’est un autre, et large débat) et de voir ainsi la Belgique, à l’instar de l’Autriche ou de la France, entrer dans l’histoire Européenne d’une bien triste manière, en écrivant une sombre et honteuse page que la majorité d’entre nous  souhaite ne jamais devoir lire un jour.



12:13 Écrit par Mat | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Bonne année !!! Bizouxxx

Écrit par : L@rsen | 01/01/2005

pardon pour Shakespeare "ce que nous appelons rose portant un autre nom embaumerait de même" (Roméo et Juliette)

... ça marche aussi pour la merde...

Écrit par : vanessa | 06/01/2005

Bananée ! The return of Indri l'ex-disparu !
Welkome, contente de te lire...

Écrit par : La Fée Carambole | 11/01/2005

Les commentaires sont fermés.